dimanche 22 mars 2009

Manifeste du comité pour la promotion du libéralisme populaire

Les Français, confrontés aux effets de la crise et aux annonces journalières de licenciements, sont inquiets pour leur avenir. La mobilisation vue lors des journées de grève, même si certains ont essayé de détourner cette angoisse réelle pour en faire un vaste mouvement "anti-sarko", en est la preuve.

Malheureusement, il nous semble que les remèdes proposés par l'opposition socialo-bayrouiste et, hélas, par une partie même de la droite sont de nature à encore aggraver la situation.

Le climat particulièrement malsain qui se développe aujourd'hui et qui tend à désigner les entrepreneurs, les riches et le libéralisme comme des boucs émissaires et l'intervention tous azimuts de l'Etat comme l'alpha et l'oméga de toute action politique, nous parait mortifère pour notre pays.

Il est temps de parler, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, à nos concitoyens le langage de la vérité, de démonter un certain nombre d'idées fausses et de rétablir certaines vérités:

-Faire entrer l'Etat dans la direction des banques n'est en rien un gage de bonne gestion. A moins d'avoir la mémoire très courte, il faut se rappeler que le dernier grand scandale bancaire en France a été celui du Crédit lyonnais, banque à l'époque nationalisée, victime des errements de sa tutelle gouvernementale. Et, au bout du compte, ce sont les citoyens qui ont payé!

-Comme l'a rappelé récemment le Chef de l'Etat, faire payer les riches est une antienne particulièrement dépassée et inefficace, les riches en question allant dépenser leur argent là où ils sont les bienvenus. Robin des bois est une belle histoire mais il serait temps de réaliser que ce n'est qu'une légende!

-Interdire les licenciements, interdire les délocalisations et autres fadaises ne feront que ruiner définitivement notre pays. Les entreprises doivent pouvoir se développer au mieux selon les critères du marché et le rôle de l'Etat consiste à faire en sorte, notamment en simplifiant un code du travail ultra-rigide, qu' une personne licenciée ait plus de facilités à retrouver un emploi.

-Favoriser la concurrence, une vraie concurrence où l'Etat fixe les règles nécessaires pour éviter toute situation de monopole public ou privé, est la meilleure arme pour faire baisser les prix.

-Augmenter encore le nombre de fonctionnaires est un véritable non-sens qui influe de manière négative sur la dette publique (et donc l'héritage que nous laissons courageusement à nos enfants) et sur le pouvoir d'achat des Français. Jamais les entrepreneurs ne pourront augmenter significativement leurs salariés si pour donner 50 euros de salaire suppléméntaire, il leur faut en débourser 100!

-Enfin, préconiser un retour au protectionnisme apparait comme particulièrement dangereux alors qu'un rapport de l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) vient de montrer qu'en 2008, la France a été la deuxième destination au monde des flux d'investissements directs étrangers, après les Etats-Unis et au coude-à-coude avec le Royaume-Uni. Ce qui représente près de 32.000 emplois créés ou maintenus l'an dernier en France!

C'est pourquoi nous avons décidé de lancer, à l'initiative de la Droite libre (mouvement associé de l'UMP), un comité pour la promotion du libéralisme populaire.

Pourquoi populaire? Parce que le libéralisme a souvent auprès de nos concitoyens une image d'idéologie pour nantis et que nous voulons démontrer que c'est totalement faux.

Depuis des années, l'ascenseur social est en panne, victime des méfaits d'un assistanat démotivant et généralisé.

Le libéralisme qui promeut les idées que nous avons développées ci-dessus, qui défend la méritocratie républicaine, qui garantit à l'individu la certitude que seul le travail paie est le meilleur moyen, pour les personnes de milieux moins favorisés, de le voir enfin redémarrer.


Comité d'honneur

M. Rachid Kaci, Président de la Droite libre, conseiller technique du Président de la République en charge de la politique de la ville et de la diversité.

M. Yves Roucaute, Président de l'Institut de l'Europe librePhilosophe,  professeur des universités à la faculté de droit de l’université de Paris-X Nanterre, Directeur des "Cahiers de la Sécurité" et conseiller de l’Institut national des hautes études de sécurité (INHES)

M. Alexandre Del Valle, Vice-Président de la Droite libre, politologue spécialisé dans les questions géopolitiques liées à l'islamisme, aux questions européennes et au terrorisme.

M. Antoine Servel de Cosmi, Président de Ligne droite

M. Jean-Louis Caccomo, Maître de conférences à l'Université de Perpignan, Responsable pédagogique du Master "Métiers de la Banque et de l'Assurance"